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Mémoire 1775 affaire des faux billets De RICHELIEU contre RUBIT, De NEUFCHATEAU

Mémoire 1775 affaire des faux billets De RICHELIEU contre RUBIT, De NEUFCHATEAU

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Description

Document de 44 pages, imprimé en 1775 par l'éditeur Clousier rue St-Jacquens à Paris. Rédigé par un jeune avocat prometteur qui deviendra très célèbre sous la Révolution et l'Empire : Nicolas François de Neufchâteau. Ce mémoire s'inscrit dans l'un des scandales judiciaires et mondains les plus retentissants de la fin du règne de Louis XV et du début de Louis XVI : l'affaire Richelieu / Saint-Vincent (qui a défrayé la chronique entre 1774 et 1777).

Le contexte : Une histoire de faux billets et de mœurs

Le protagoniste principal de cette affaire est le Maréchal-Duc de Richelieu (Louis François Armand de Vignerot du Plessis), petit-neveu du célèbre cardinal. À près de 80 ans, le vieux maréchal est connu pour être un libertin impénitent, un courtisan d'un cynisme absolu et un homme extrêmement procédurier.Richelieu entretenait une liaison intime avec une jeune femme de la haute noblesse, Madame la présidente de Saint-Vincent (la marquise de Saint-Vincent, épouse du président du Parlement d'Aix). L'affaire éclate lorsque le maréchal s'aperçoit que de nombreux billets à ordre (des reconnaissances de dettes) circulent à Paris, signés de sa main, pour des sommes astronomiques. Richelieu crie au scandale et à la machination : il accuse sa maîtresse, la marquise de Saint-Vincent, d'avoir contrefait sa signature pour contracter des dettes sur son dos et mener grand train.

Le rôle du Sieur RUBIT l'aîné

Dans ce genre d'escroquerie sous l'Ancien Régime, les billets falsifiés ne restaient pas dans les mains du faussaire. Ils étaient négociés, vendus ou échangés auprès de marchands parisiens contre des espèces, des bijoux ou des étoffes de luxe. C'est là qu'intervient votre Sieur Rubit l'aîné, « marchand mercier et premier tailleur du Roi ». L'accusation : Le Maréchal de Richelieu accuse Rubit d'être un complice (ou un receleur) de la marquise de Saint-Vincent. Le duc prétend que le tailleur a accepté ces faux billets suspects en toute connaissance de cause pour se faire payer des fournitures ou pour les blanchir. La défense (l'objet de votre mémoire) : Le mémoire que vous possédez est l'arme de défense de Rubit. Rédigé par François de Neufchâteau, ce factum plaide la bonne foi absolue du marchand. Rubit s'y présente comme une victime collatérale, un honnête artisan de confiance (fournisseur de la Couronne) trompé par les manigances d'une grande dame de la noblesse et injustement persécuté par la puissance et l'arrogance du Maréchal de Richelieu.magistrats. Le Tout-Paris s'arrachait ces livrets comme des feuilletons pour se délecter des détails croustillants et des attaques personnelles entre la haute aristocratie et la bourgeoisie commerçante. En mai 1775, le Parlement de Paris casse une première sentence du Châtelet et décide de rejuger l'affaire sur le fond. C'est exactement le moment où le mémoire de Rubit est publié pour tenter d'influencer les juges.

Mauvais état voir scan, mais texte complet. Envoi rapide et soigné par lettre suivie.

Réf: 11559.S.413. Prix: 60 €.