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1797 Verrerie De Sales Thorens rédition des comptes VOISERET CHAPUIS DUCHASAL

1797 Verrerie De Sales Thorens rédition des comptes VOISERET CHAPUIS DUCHASAL

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Description

Ancien acte manuscrit de seize grandes pages, non daté (An IV, 1797). Concerne une enquête par les autorités sur la verrerie de Thorens et sa comptabilité. "Extrait du 6è volume du 2è sommier des pétitions de la direction du domaine national du Dépt. du Mont-Blmanc". Vu le compte général rendu de l'an III à l'an V (époque de l'aliénation) signé par ORSIER caissier, SCHISLER âiné garde-magasin et CHAPUIS  fils aîné. Très nombreux détails de fonctionnement et de l'état de cette verrerie juste avant son aliénation. Détail intéressant des pièces comptables. On cite à plusieurs reprises  le directeur VOISERET. On mentionne des frais payés à CHAPPOZ aubergiste. Les comptes n'ont pas été rendus entre l'émigration de De SALES et l'An III (régisseurs PICOLLET, CHAPPAZ, HUET, VELUT, DU CHAZAL, TISSOT et CHAPUIS). Dette due par GIRAUD de Genêve. pour marchandises livrées (nom imaginaire, imposture). Etc ... Nota: Vers 1740, la verrerie de Disonche allume son premier feu, elle est suivie dix ans plus tard par la verrerie d´Usillon. Attentif à toutes les innovations, le marquis de Sales regarde cette concurrente avec attention quand il décide d´édifier sa propre verrerie en 1756. Entre 1756 et 1792, c´est donc cette noble famille qui préside à la destinée de cette institution, aidé en cela par un administrateur compétent : M. Dechazal. C´est dans ce contexte assez favorable et avec l´appui du pouvoir central de Turin, que le noble passe un contrat avec Melchior Meyer et Pierre Joseph Dechazal en 1756. L´entreprise reçoit aussi le monopole de la vente de ses cristaux en Piémont, puis le titre de Manufacture royale en 1773 qui lui assure, par ce protectionnisme économique, un certain monopole. Les bâtiments qui composent ce complexe préindustriel sont donc construits en 1774. Le verrier franc-comtois, M. Dechazal dirige l´usine, et rachète la seigneurie de Disonche. La verrerie connaît une crise en 1784 et les deux collaborateurs décident de se séparer. Le marquis délégua l´administration du site à M. Chappuis de 1784 à 1792. Date à laquelle la direction de la verrerie est partagée entre M. Joseph Chapuis fils, pour la régie administrative, M. Claude Velluz pour les magasins et M. Anthelme Huet pour la fabrication. Entre 1792 et 1796, en cette période troublée due à la Révolution française, la verrerie d´Usillon connait une destinée incertaine, la nationalisation des biens du clergé et de la noblesse s´applique dès 1793. Ces nombreux événements donnent un avantage à M. Henry Chappuis qui peut racheter le site le 11 septembre 1796. Le retour des héritiers de la maison de Sales compliquent la gestion de l´usine, puisque Mme Pauline Roussille de Sales fait valoir ses droits de succession. En 1820, un compromis est signé entre le deux parties. Au début du XIXème siècle, la verrerie connait une prospérité certaine mais la situation se détériore entre 1820 et 1860. Des difficultés structurelles et d´autres facteurs extérieurs marquent un certain ralentissement de l´activité. Le privilège royal est cédé à la concurrente d´Alex et le prix du bois pèse sur les comptes. Ainsi, péniblement mais sûrement, l´activité décline rapidement. Après 1835, les mesures protectionnistes tendent à s´estomper et l´industrie savoyarde trouve des concurrentes de taille chez ses voisins. Le traité de libre échange signé avec la France en 1851, tend à confirmer cette situation. A la mort de M. Chappuis, sous épouse loue l´usine à M. Despeigne. Des 22 fours qui animaient le site, il ne reste que deux fourneaux encore en activité. Le site ferme ses portes en 1859. Cf: Site de la Régiobn Auvergne-Rhône-Alpes. A exploiter. Bon état voir scan. Envoi sécurisé et rapide à domicile en lettre suivie. Frais d'envoi offerts pour la France. Réf: 9164.A.0. Vendu.